[SIZE=7][FONT=Times][FONT=Arial]Longtemps, je n'y ai pas cru. Je me disais: "ce type ne passera jamais" et toutes ces conneries qu'on a pu se raconter pour refuser de voir qu'il gagnait les suffrages de la majorité de nos concitoyens. Vous savez, celle dont l'un de mes aînés, qui connut le bonheur d'être condamné à mort par contumace sous Vichy, me disait: "j'ai vu tous ces cons applaudir Pétain venir ensuite applaudir de Gaulle!"...
Alors, c'est certain, doivent faire la gueule les ouvriers qu'ont voté en Sarko en découvrant sa croisière de milliardaire!!
Faut dire qu'il était devenu fréquentable depuis qu'il citait Blum et Jaurès à l'appui de sa diatribe anti droit de grève. Ont dû se retourner dans leurs tombes les grands hommes...Et dire qu'il va en plus leur torpiller le droit du travail, seul domaine dans lequel un code rouge avait encore une relative efficacité (d'où les attaques) contre l'omnipotence patronale!Mdr ;-)
La manoeuvre était il faut bien dire assez habile: tu peux pas ne pas être d'accord avec Sarko. Il enfonce tellement de portes ouvertes avec un bon vieux bon sens de hâbleur patenté que tu ne peux qu'acquiescer d'une légère inclinaison de tête à son propos. Exemple: le pouvoir d'achat (la vie chère, dixit Ségo). TOUT LE MONDE sera d'accord pour reconnaître qu'il y a dans ce pays un problème de pouvoir d'achat. C'est vrai qu'on pourrait aussi dire : un problème de répartition des richesses, un problème d'inégalités sociales, etc. Bref, que tout le monde n'a pas assez de tune! He bien Sarko, il l'a trouvée LA solution: il faut travailler plus pour gagner plus. Pour un alpiniste, cela pourrait se résumer ainsi: il faut monter plus haut pour gagner de la hauteur. Voilà donc une porte de bien enfoncée. Et comment on fait tout ça. Simple: les heures supplémentaires, on les décharge (pour le patron) et on les défiscalise (pour le salarié). Au passage, on se fait le chantre de l'égalité en lissant par le haut la majoration (25% pour tous et plus 10 ou 25 % selon la taille de l'entreprise et l'accord RTT) et on pointe du doigt les 35 heures qui auraoient pénalisé le travail. Certes, sauf que: primo, les heures supp', c'est le patron et lui seul qui les donne. D'ailleurs, en droit, si le patron ne demande pas expressément qu'elles soient effectuées, elles ne sont pas dues! Deuxio, les vrais perdants, ce sont les comptes publics puisque: moins de rentrées fiscales au titre de l'IR et moins de rentrées de cotisations sociales. Raison de plus ensuite pour ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 et subordonner le versement des allocations à une recherche certes effective d'emploi mais surtout à une absence de plus de 2 refus d'un poste répondant à sa qualification. Un conseil: allez faire un tour à la rubrique classification de votre convention collective et vous décrouvirez l'extraordinaire adaptabilité que vos fonctions actuelles sont susceptibles de vous conférer.
Vive la liberté du travail au premier rang desquelles on rappelera à Sarko que figure celle de ne pas être soumis à un travail forcé.
Comme je serai intarissable sur le sujet, je me réserve pour la suite du quinquénat!
Bravo! Je salue ce geste de résistance politique Ved, qui, comme toute résistance, commence par chercher à agir sur les esprits. Hélas oui, la France est passée majoritairement à droite, une droite décomplexée nous dit-on, qui érige son culte de la réussite personnelle et clanique en ultime norme sociale, en omettant de rappeler que depuis la généralisation des politiques libérales en Europe et aux EU dans les années 1980, l'écart entre les revenus les plus hauts et les plus bas a littéralement explosé. Voilà la nouvelle culture politique qui s'annonce: la jet set comme miroir aux alouettes pour les pauvres, le sens de l'intérêt général immolé sur l'autel de la peoplisation de la classe politique, mais tant que ça fait rêver et que les gens croient qu'en se tapant plus d'heures sup et en transmettant plus de biens à leurs enfants, ils finiront eux aussi par se dorer la pilule sur un yatch, que dire?
Le peuple a tranché, pour le meilleur et pour le pire...
en attendant je ne vois pas comment contrer une droite décomplexée autrement qu'en se battant pour que la gauche soit débordélisée...